LUNES DE FIEL

"Quand le Gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs" Art.35 de la Déclaration des droits de l'homme 1789

22 mai 2008

LE MEDEF EST NUISIBLE A LA JUSTICE ET A LA DEMOCRATIE §

La mère Parisot, cette vieille rombière ultra-réac'  qui dirige une organisation mafieuse et  moyen-âgeuse  qui porte le nom de "MEDEF"  vient de réitérer à Tours, en pleine manif pour la défense de la retraite à 60 ans , ses déclarations provocatrices sur l'allongement de l'âge de départ en retraite à 63,5 ans. En faignant de s'interroger : " Est-ce si catastrophique?" On sait que c'est elle et ses amis qui tirent les ficelles des pantins  du gouvernement.

La mère Parisot n'est pas à une contradiction près : qu'à se que je sache,  c'est bien le patronat qui juge qu'un salarié sitôt la cinquantaine atteinte, est devenu "has been" dans l'entreprise et qu'il convient de le mettre à la retraite d'office, non? Cette bonne femme à un culot monstre...


Je crois qu'il est temps de ressortir les plumes et le goudron et de lui enfoncer un manche à balai dans le cul histoire de lui faire prendre conscience que se faire enculer à sec ben... ça fait très mal ! Après tout, chacun son tour, faut pas que ce soit toujours les mêmes !

Remarque, de ce côté-là, y'a aucun risque : avec sa tronche de cageot ravagée comme des cratères lunaires , à part le manche à balai,  j'voit pas  qui se risquerait à y mettre son zob...

Il faudrait peut-être lui retourner la question : "Est-ce si catastrophique de taxer les profits boursiers?" "Est-ce si catastrophique d'imposer les stock-options?" "Est-ce si catastrophique que les richesses crées aillent dans la poche des travailleurs plutôt que dans celles des actionnaires?"

Voilà bien des questions sur lesquelles cette vieille rombière de Parisot devraient méditer...

A bon entendeur, salut !

R_ac_



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19 mai 2008

Mr COUAC-COUAC a un problème avec sa majorité !

Bon, il nous avait dit qu'il avait changé...pari réussi : fini le bling-bling, désormais place au couac-couac !
Le petit nain qui joue au Président a un problème avec sa majorité parlementaire...


Figurez-vous, qu'elle se rebelle ! Les députés UMP ont du vague à l'âme, ils ont renvoyer chier les oukazes du Roi UBU  et de sa cour de benis oui-oui  sur le projet de loi sur les OGM et ont déserté en grand nombre l'hémicycle  pour  ne pas voter le texte .  Résultat : il a été rejeté !

Putain alors là c'est un scoop : quand les députés de droite que l'on croyaient tous juste bons à jouer les chambres d'enregistrement des lois voulues par le Roi UBU se mettent à réfléchir et a agir en conscience ça fait des étincelles ! Le début de la fin peut-être : quand les soldats désobéissent aux généraux  la mutinerie n'est pas loin ! 

A cause de Sarkozy ca chauffe à l'UMP
par sarkophage


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15 mai 2008

LE NOUVEL ESCLAVAGISME MODERNE...

STO

Le Gouvernement veut mettre au pas les chômeurs...

Le Gouvernement prétend vouloir ériger la "valeur travail" comme le pilier absolu du bien-être individuel et de la performance du pays. En réalité avec sa conception très personnel et se méthodes autoritaires et expéditives, le Gouvernement est en train de dégoûter de travailler les plus convaincus de ce mot.

Ne nous voilons pas la face : on ne travaille pas pour la gloire mais pour gagner sa vie  correctement et pouvoir profiter pleinement de la société de consommation. Or, avec sa définition totalement inadmissible et illégale de "l'offre valable d'emploi" le Gouvernement n'a d'autre dessein non pas de remettre les chômeurs au travail, mais de fabriquer des travailleurs pauvres  à la pelle et de façon déguisée et indirecte, de faire baisser le niveau des salaires.

En effet, dans son projet, le Gouvernement entend contraindre les chômeurs, au mépris de leurs droits les plus élémentaires repris dans la Déclaration Universelle des droits de l'homme de 1948, à accepter au bout de 3 mois de recherche un emploi rémunéré à 95% de son salaire antérieur, puis 80% au bout de 6mois, et d'un montant supérieur ou égal au montant de son allocation chômage, soit 57,4% de son salaire antérieur dans le cas le plus courant. Ce qui revient effectivement à faire jouer à plein le dumping social et mettre la pression à la baisse sur les salaires dans un contexte que tout le monde connaît avec le pouvoir d'achat en berne. Question : Travailler, est-ce que ça en vaut encore le coup ?  Que va nous sortir Sarko de son chapeau la prochaine fois? Que le chômeur soit contraint de travailler contre un bol de riz pour concurrencer les chinois??? Ainsi sous la menace de sanctions très lourdes, la plus légère étant de se voir sucrer 15 jours d'allocs et pouvant aller jusqu'à 2 mois de suspension voire la radiation définitive, le chômeur sera contraint  d'accepter  n'importe quelle proposition  d'emploi, autrement dit, le couteau sous la gorge, on le pousse à devenir un travailleur pauvre !

Dans les entreprises, quand on est mis à pied entre 1 et 5 jours , c'est déjà énorme, mais 2 mois de suspension ça n'existe nul part, par contre, pour les chômeurs, on peut avoir la main (très) lourde et peut importe les conséquences... Cela montre bien combien notre société maltraite les chômeurs et veut les rendre responsables et coupables de leur situation alors qu'ils ne sont que les victimes d'un système capitaliste qui se nourrit de l'exploitation de l'homme par l'homme.

Depuis son arrivée au pouvoir il y'a un an, Sarko et sa clique de gangsters n'ont fait que diviser et opposer les français entre eux, et démonstration en est une nouvelle fois faîte en mettant en concurrence entre eux les travailleurs et les chômeurs.

C'est le patronat qui doit se frotter les mains : le Gouvernement va lui livrer sur un plateau une main d'œuvre résignée et docile, taillable et corvéable à merci surtout avec le nouveau code du travail qui vient d'entrer en application et qui loin de s'être fait " a droits constants" comme le prétend le gouvernement, fait passer à la trappe pas mal de petits droits et d'acquis sociaux dont on en mesurera toutes les conséquences dans les années qui viennent...

Avec cette clique de bons-à-rien et ce Président sarko-medef, on est en route vers Germinal et le XIXème siècle !!! Quelle perspective d'avenir réjouissante... la régression sociale pour seul horizon, et après, on s'étonne que les français soient les premiers consommateurs au monde d'antidépresseurs...

Vous ne pouvez pas savoir combien je bouillonne intérieurement et combien j'ai envie d'en découdre face à cette politique à dégueuler. Je suis convaincu qu'ils ne comprennent que la violence et la force comme moyen d'expression, et que, quand le sang des possédants et de la grande bourgeoisie coulera et que la Révolution sera en marche,  alors ils prendront peur car ils réaliseront qu'ils sont sur le point de perdre le pouvoir,  mais il sera trop tard. C'est la triste réalité. Nous ne sommes pas dans un système démocratique, et pour se faire respecter, il faut montrer ses muscles et prouver qu'on est plus fort que l'adversaire, alors allons-y !!!

Si j'ai un conseil à donner aux agents ANPE, avec cette véritable bombe que prépare le Gouvernement, c'est de prévoir le casque lourd, le gilet pare-balles  et les sacs de sable pour recevoir les demandeurs d'emploi. Car je craint le pire et des incidents très graves avec les demandeurs d'emploi dans les ANPE et les antennes ASSEDIC vont se produire.  Et quelques agences risquent encore de cramer...

Il ne peut en être autrement avec ce système inhumain et répressif et il est certain que cela va générer des révoltes et des accès de violence bien légitimes.





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13 mai 2008

FRANCE, TES LIBERTES FOUTENT LE CAMP SOUS SARKO...



La scène se déroule mardi en fin de matinée dans le centre-ville de Vienne (Isère) 1 heure et demi avant l'arrivée du nabot qui doit venir visiter une usine puis participer à une table ronde à la salle des fêtes de Vienne sur la modernisation de l'économie française.

Des militants du P.S du P.C.F et de la LCR, environ 150 à 200 personnes sont présentes aux abords et veulent organiser un comité d'accueil et distribuer des tracts. Mais il y'a aussi énormément de policiers en civil sur la place et dans les rues avoisinantes.

Un journaliste présent sur place constate que les policiers procèdent à des contrôles, fouillent les militants et saisissent leurs tracts, autocollants et journaux ! Quelques jeunes de la LCR refusent de donner leurs tracts aux policiers et sont alors menottés et embarqués, certains sous molestés sous l'objectif du photographe...

La France était déjà un état policier sous Sarko ministre de l'intérieur, mais depuis que 53% de blaireaux sans cervelle l'ont installé à l'Élysée pour notre plus grand malheur, nos libertés fondamentales sont bafouées dès qu'elles déplaisent au Monarque ...

Bienvenue dans la France de Sarko : nous y voilà, en dictature, on arrête des citoyens pour délit d'opinion maintenant !!! De pire en pire... Quel est leur crime? Manifester des idées hostiles au Président de la République?
Dans un état de droit, cela s'appelle la démocratie. Force est de constater que Sarko apprend vite à force de côtoyer des dictateurs comme Ben Ali , Poutine, Hu Jintao ou Khadafi.

En Chine, Mao avait appelé ça le "Grand bon en avant"...obscurantiste?


Putain, mais qu'attendons-nous pour réagir? Quand est-ce qu'on va prendre les armes et descendre dans la rue pour foutre dehors cette bande de dangereux réactionnaires qui nous gouvernent?

On ne le répétera jamais assez, mais l'article 35 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 nous y exhorte :


" Quand le Gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et  pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs" .

Vive la Révolution !!!





Posté par ced77 à 23:15 - PICS ET BOULETS ROUGES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mai 2008

SALAUDS DE CHOMEURS, SALAUDS DE FAINEANTS !

Face a des problèmes qu'on ne sait ou qu'on ne veut pas résoudre, une technique consiste à trouver un bouc émissaire pour lui faire porter le chapeau,et ainsi échapper à ses responsabilités ou à son incompétence. La méthode est vieille comme le monde, mais elle fonctionne toujours. Ainsi en va-t'il des conséquences du chômage, que la plupart de nos hommes politiques et des patrons, ardents partisans de l'ultra libéralisme, voudraient faire supporter aux premiers concernés les chômeurs, qui seraient ainsi rendus responsables de leur propre sort, comme les malades avec les franchises médicales.

En démocratie, chacun est en droit d'exprimer son opinion. Les libéraux sont libres d'avancer leurs convictions sur le sujet, quand bien même ils n'arrivent à convaincre qu'eux-mêmes. Il va de soit que nous ne partageons pas du tout leurs vues. Mais leurs élucubrations nauséabondes  ne passent plus quand ils assènent des contre-vérités  pour étayer leurs thèses. Ainsi régulièrement, voit-t'on fleurir dans la presse, des déclarations réductrices sur le thème du chômage. Les unes laissent entendre que les chômeurs sont des fainéants ,que nombre d'entre eux vivent aux crochets de ceux qui travaillent, les autres affirment que le système d'assurance chômage leur est trop favorable et que des centaines de milliers d'emplois ne sont pas pourvues dans notre pays.

Le chômeur " fainéant" est un être blessé, désabusé, épuisé ou dépressif. Le chômage s'est installé en lui comme une maladie incurable. Mais reproche-t'on à un cancéreux d'avoir le cancer? non. Même si la maladie rebute les biens portants, insulte-t'on collectivement les souffrants? Non. Alors que cesse les insultes envers les chômeurs !

  • Il ne faut pas jouer avec les mots et moins encore avec les maux .

"Il faut remettre la France au travail" martelait Jean-pierre raf-à-rien peu de temps après sa nomination à Matignon.  Sous-entendait t'il que les français, et pas seulement les chômeurs, trainent des pieds pour aller bosser? 
Mais les bonnes intentions se heurtent souvent à la réalité d'une situation moins reluisante. En décembre dernier, l'INSEE annonçait que la France avait perdu 67000 emplois en 2003. ( une première depuis 10ans) et aujourd'hui, le taux de chômage est proche des 10%. La faute à qui?


Ceci montre bien qu'en matière de chômage, il ne faut pas jouer avec les mots et encore moins avec les maux de celles et ceux qui se retrouvent du jour au lendemain sans emploi. Il convient ici d'évoquer quelques vérités qui sont toujours bonnes à rappeler à ceux qui nous gouvernent et aux autres qui pensent que beaucoup de chômeurs s'accommodent  de leur situation et s'y complaisent  même.


  • Les magouilles du patronat responsables des déficits sociaux

Seulement voilà, la marge de manœuvre  du "chômeur professionnel" est étroite. Après avoir épuisé son allocation chômage ( qui lui est versé depuis le PARE pour une durée maximale de 23 mois contre 30 mois auparavant ) il devra se contenter de l'ASS ou du RMI pour survivre. "L'escroquerie" porte alors sur la somme de 400 euros/mois (2600 francs) les donneurs de leçon de tout poil réussiraient-t'ils, eux, à vivre avec ce revenu de misère? Alors quand on ne sait pas de quoi on parle, on se taît. Et puis, les allocations chômage , il faut avoir travaillé et donc cotisé pour y avoir droit, ce n'est donc pas un avantage qu'il faut mériter, mais bien un dû que le chômeur s'est lui-même payé par ses cotisations à l'Unedic.


Nous ne rentrerons pas ici dans le détail des abus de biens sociaux, des détournements de fonds, des stocks-options, des fausses factures, des frais fictifs, des avantages en nature, parachutes dorés et autres petits arrangements comptables qui s'offrent aux dirigeants d'entreprises, aux professions libérales, aux commerçants et autres artisans indélicats. Les sommes en jeu se chiffrent en milliers,, millions ou milliards d'euros.


Si nous partons du principe que la proportion d'escrocs notoires est la même dans toutes couches de la société française, à l'exception de la mafia d'état, -presque une seconde nature- il est certain que les chômeurs ne sont pas les mieux placés pour en tirer profit.

Par ailleurs, une part non négligable du déficit des caisses publiques ( assurance maladie, assurance chômage, vieillesse etc) est générée par les dissimulations de toutes natures fomentées par des chefs d'entreprises, artisans, commerçants et professions libérales peu scrupuleux et avec la bénédiction des pouvoirs publics envers leur clientèle électorale. 

  • Chômeur, un "statut" enviable?

Dans une société hiérarchisée et organisée   autour du travail, le fait d'en être privé est vécu pour la très grande majorité d'entre nous comme un traumatisme. Des centaines de milliers de demandeurs d'emploi se retrouvent sur le carreau pour des raisons qui leurs échappent  des raisons souvent dictées  par la spéculation boursière  et l'appât du gain  d'une classe dirigeante  qui, elle, défend bec et ongles ses privilèges.   
Et puis, il ne faut pas occulter la réalité financière du "statut" de chômeur : Elle est marquée par une forte détérioration de son pouvoir d'achat. Faut-t'il rappeler que, pris en charge par l'Assedic, le demandeur d'emploi n'est indemnisé qu'à hauteur de 57% de son salaire brut antérieur ce qui est bien moins généreux que dans la plupart des pays d'Europe où 75 à 80% du salaire antérieur sont de rigueur? Les allocations chômage françaises comptent donc parmi les moins génereuses d'Europe, pas de quoi crier "haro" sur les chômeurs...


Par exemple, une personne qui percevait un salaire brut de 1500 euros, soit 1200 euros net, touche une allocation d'environ 860 euros. Le manque-à-gagner  s'élève donc à  340 euros ou 4080 euros par an. Au niveau du coût de la vie aujourd'hui en France, je ne connais personne qui peut se satisfaire d'une telle dégradation de revenu, surtout quand on sait qu'un célibataire à besoin d'environ 1500 euros minimum pour vivre sans trop se priver.

Et puis, comme le Gouvernement semble l'oublier, il est bon de lui rappeler l'article 23 de la Déclaration Universelle des droits de l'homme de 1948 qui dit ceci :

  • Toute personne à droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

  • Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal

  • Quiconque travaille à droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existance conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y'a lieu, par tous autres moyens de protection sociale

  • Toute personne à le droit de fonder avec d'autres des ysndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.


Le temps est venu pour les chômeurs de rappeler se principes à l'assurance chômage et au Gouvernement et s'ils s'obstinent à vouloir nier les droits élémentaires des chômeurs, de leur faire systématiquement un procès en justice pour calmer leurs ardeurs coercitives...






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01 mai 2008

NOUVELLES ATTAQUES CONTRE LES CHOMEURS : UNE STIGMATISATION ABUSIVE ET INJUSTIFIEE .

Et revoilà not' camembert Président qui repart en croisade contre les chômeurs en annonçant de nouvelles salves de sanctions contre les chômeurs "récalcitrants" selon lui qui auraient l'outrecuidance de ne pas baisser leur froc devant les diktats et les oukases de l'assurance chômage.

Car, pour lui, l'affaire est entendue : un chômeur qui n'accepterait pas n'importe quel emploi qu'on lui propose, notamment ceux déqualifiés ou précaires dans les secteurs en "tension" ( on se demande bien pourquoi  ils le sont tiens... à vrai dire, on sait tous pourquoi ces métiers ne sont pas attractifs) est forcement un profiteur qui n'a pas envie de travailler . Avec le mépris qui le caractérise et un esprit aussi étroit et simpliste, c'est sûr que le chômage apparent ne peut que baisser à coups de radiations administratives pour des motifs futiles et fantaisistes comme "l'absence au contrôle" ou l'insuffisance de recherche d'emploi. ( sur quels critères : les leurs, statistiques et à courte vue, ou bien la volonté de favoriser une insertion durable et de qualité sur le marché du travail?) Mais ces chômeurs radiés des listes n'ont pas disparus pour autant...

D'abord, rappelons que seuls 47% des demandeurs d'emploi inscrits à L'ANPE sont indemnisés  au titre du chômage. Ce qui exclu de fait, plus d'un chômeur sur deux de toute indemnisation ! Ensuite le chômage réel est bien plus élevé que ne l'indique les statistiques officielles et flatteuses de l'INSEE : les plus de 55 ans, dispensés de recherche d'emploi ( 415 600 ) n'apparaissent nul part dans les catégories de demandeurs d'emploi,  ceux des DOM non plus ( 220 000), ceux en formation sont aussi sortis des statistiques et enfin il y'a l'armée des chômeurs non-indemnisés  qui comme on vient de le voir plus haut représente plus d'un chômeur sur deux  et enfin tous ceux qui, découragés, et las d'un système coercitif qui les harcèle en permanence, ne se réinscrivent pas.
La vérité est que le chômage réel ne baisse pas, loin  s'en faut. D'ailleurs comment pourrait t'il en être autrement dans une conjoncture économique aussi dégradée ??? Faudra que le Gouvernement nous explique comment ils s'y prend pour faire baisser le taux de chômage tandis que les créations d'emploi stagnent...

La devise des pouvoirs publics, comme en Angleterre, pays qui se targue de son taux de chômage autour de 4% est plutôt : cachez-moi ces chômeurs que je ne saurait voir ! Donc depuis plusieurs années, l'Unedic multiplie, avec le PARE, les tracasseries administratives et sanctions injustifiées pour réduire son déficit sur le dos des chômeurs et sortir des milliers de demandeurs d'emploi des statistiques officielles. Jugez plutôt : entre 1991 et 2003, les sorties de l'ANPE pour "absence au contrôle" ou radiation ont augmenté de 24% ! Et entre 2001, année de mise en place du PARE, et 2002, les radiations administratives abusives ont augmentés de 35% !  Voilà qui éclaire un peu mieux sur la réalité des chiffres du chômage. D'après les associations de chômeurs, le taux de chômage réel se situe autour de 9,2% de la population active et occulterait quelques 2,3 millions de chômeurs "invisibles" qui n'apparaissent nul part dans les statistiques !

Et puis, il y'a une vraie contradiction dans l'acharnement du Gouvernement à vouloir faire baisser à tout prix les chiffres du chômage : d'un côté, ils veulent présenter des bons chiffres, et de l'autre, leurs copains du patronat ont besoin que le chômage reste à un niveau élévé afin que le rapport de force leur reste favorable et de maintenir la pression sur les salaires et les conditions de travail.

Pour des informations complètes sur le sujet, rendez-vous sur ce site.

Posté par ced77 à 19:32 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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